Jacques Barszcz, peintre à Villejuif

A propos de Jacques BARSZCZ

Après la dernière guerre mondiale, à dix-sept ans je fréquentais l’académie d’André Lhote pendant trois années.
Son enseignement portait sur un schéma de valeurs traditionnelles, nous prenions le sujet, prétexte à peindre, sur le "motif" (nu, nature morte), le paysage était abandonné, il s’agissait alors de "transposer" sur la toile, par un choix d’éléments picturaux choisis, le trop-plein offert par de la vision naturelle. Le tour de force résidait dans la "transposition", on jugeait le résultat de l’œuvre sur le chemin parcouru depuis le motif. 

L’aventure cubiste était terminée, et, une série de mouvements faisaient leur apparition, bouleversant la vision traditionnelle. André Lhote se définissait comme un homme du siècle précédent, et son enseignement persistait dans les notions de "lumière, ombre, demi-teinte et reflet", avec pour ce faire, le choix du contraste "chaud et froid" et de la teinte plate.

Allégées du poids du "clair-obscur" les harmonies aériennes du "chaud et froid et de la teinte plate" offrent la possibilité de la création d’ornements. Ces ornements peuvent renseigner le spectateur sur le caractère fondamental de la chose peinte.

A cela s’ajoutaient le parti pris de la première vision du motif, le "coup de foudre", et le rythme, notés de façon rapide et géométrique, avant que la sensation visuelle ne s’émousse, pour faire place aux détails et à la disparition progressive de l’ensemble.

Pour ma part, par choix et possibilités personnelles, je gardais la teinte plate, les ornements, et la géométrie, quant à la couleur, je tente aujourd’hui encore, par l’expérience et la recherche, à posséder la technicité la plus complète possible.

Propos recueillis par Maryse Copolovici.

Les peintures

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